Le reportage de le Moustic Production est enfin en ligne!!!

 

L'HISTOIRE

 

A l’aube de sa maturité d’homme, Jérôme, qui ne s’était pas vraiment posé la question de ce qu’était qu’avoir un enfant, s’y retrouve confronté.

Après avoir mené une «bonne vie de célibataire» avec ses conquêtes et ses potes, la paternité lui tombe dessus sans qu’il l’ait choisie. Sa compagne du moment, Sofia, lui annonce la nouvelle. 

Loin des stand up à la mode dans nos salles, ni une énumération de réactions face à la paternité mais bien la confrontation d’un homme à l’annonce de sa paternité, et d’une femme à la réaction de celui qu’elle aime, Jérôme voit défiler sa vie.

Comprendra-t-il le pourquoi de ses réactions ?

 

 

Photographies de filages @ Isabelle Ricard


Photographies de filages @ Isabelle Ricard


UNE AVENTURE HUMAINE : DE LA RENCONTRE À LA CO-CRÉATION

 

LE MOT DE VIRGINIE BRACQ

Je m’appelle Virginie Bracq. L’aventure de ce projet a commencé en juillet 2012. Cédric et moi avions eu plusieurs fois l’occasion de nous côtoyer. Je crois que nous avions envie, l’un comme l’autre, de travailler ensemble depuis notre première rencontre, lors d’une tournée dans le nord de la France en 2011. Nous avons suivi, en spectateur, les représentations de l’un et l’autre. Plus tard, Cédric m’a proposé de collaborer avec lui, mais sans dévoiler son idée. J’ai dû attendre l’automne pour en savoir plus… Il me proposa alors d’être la metteuse en scène de son seul en scène. Une surprise, car après toutes ces années, je n’avais jamais pris le temps d’explorer cet aspect de notre métier. L’envie me titillait, mais l’occasion ne s’était pas présentée. Ce qui m’a finalement convaincue d’accepter cette aventure, c’est le thème: la paternité, en complète adéquation avec ma vie et mes interrogations du moment. En effet, étant une femme, et intermittente, je m’étais souvent posée la question d’être mère ou de faire carrière. J’ai cru que la vie avait choisi pour moi. L’abord du travail a donc commencé avec le regard d’une femme… jusqu’à ce qu’un enfant s’invite dans ma vie, vienne chambouler mes opportunités professionnelles quelques semaines après le début des répétitions, et fasse de moi une mère ! Une façon concrète de vivre au féminin les interrogations de notre Jérôme Vicaire. Jérôme, un adolescent de 35 ans, qui ne s’était pas posé la question de la paternité, s’y retrouve brutalement confronté. Tel était le postulat de base de notre travail. Cédric a improvisé, je l’ai filmé. Ces improvisations ont été riches, pleines de questionnements, d’échanges, de partages d’expériences. Mon travail a été de regarder un acteur inventer l’histoire dans un espace vide. J’ai extrait les idées, des mots, des gestes, des rythmes. Puis de nouveau, j’ai demandé à Cédric d’improviser, à partir de l’enregistrement des précédentes, créer de nouvelles arborescences, puiser de nouvelles idées, et travailler l’histoire comme un artisan travaille le bois, jusqu’à ce que nous arrivions à façonner la trame de notre spectacle… Aujourd’hui notre base de travail est posée, reste à lui donner la forme qui convient. Car inventer l’écriture qui convient à un espace vide où tout est joué par l’acteur, une forme d’écriture contemporaine axée sur un corps qui rêve, est une recherche surprenante : L’écriture ne peut se concevoir sans le corps qui invente les espaces et les personnages. Il me faudra donc la doser comme on arrange une partition musicale : que le texte et le corps soient le complément l’un de l’autre, que le corps soit le verbe, ou qu’il décrive l’espace de jeu, ou les personnages. Là est le réel pari de cette création. En effet, l’écriture devra s’adapter à notre forme théâtrale : un corps d’acteur qui sera tour à tour les personnages qui se répondent, les décors, les espaces, la lumière et l’ombre. J’ai tenu à ce qu’on ait le point de vue de Sophia aussi : glisser une parole de femme, de quelqu’un qui me correspond, et que les deux sexes aient leurs mots à dire ; comme démons et merveilles, vents et marées… (J. Prévert). L’originalité de ce spectacle, c’est de parler des hommes et des femmes sans concession mais avec tendresse et humour. Une occasion de comprendre, ou du moins d’accepter la condition de l’autre face à l’enfantement.


UN THÈME DE SOCIÉTÉ, MAIS SURTOUT UNE NÉCESSITÉ

 

 

LE MOT DE CÉDRIC INGARD  

 

La question qu’on me pose systématiquement lorsque je parle de notre projet est : «Tu vas être papa, c’est ça ?» Eh bien, non, au moment où j’écris, la paternité n’est pas à l’ordre du jour. Si j’ai voulu raconter cette histoire, c’est que j’avais besoin de raconter un moment de ma vie où je n’ai pas su, ou pas pu, dire à ma compagne que je voulais vivre cette aventure avec elle. Pourquoi ? Elle, pas elle, le bon, le mauvais moment, la responsabilité ? Élever un enfant c’est accepter que l’on va faire des erreurs. Difficile pour un perfectionniste utopiste. Mes parents sont aujourd’hui encore famille d’accueil pour des enfants de l’A.S.E. et j’ai appris une chose : ce qui est cassé est cassé, ce qui est rayé est rayé. On peut recoller les morceaux, polir les aspérités mais il faut beaucoup d’amour. Beaucoup. Et de l’éducation. En revanche, n’être pas père me donne un regard transversal sur ce que vivent mes amis, hommes et femmes, sur le voyage « fabuleux mais épuisant » d’être parent. J’ai bientôt quarante ans. J’ai assisté aux mariages de mes amis, aidé aux déménagements, aux emménagements, été invité à rencontrer le, la ou les nouvelles merveilles de ce monde : Zélie, Kylian, Eva, Antoine et Naïs… Aujourd’hui, j’assiste aux divorces de certains et je suis effaré de voir l’archaïsme de notre système juridique qui privilégie la mère, quelle que soit la mère. Je suis étonné du choix simpliste de la société et de la complexité du rôle de l’homme : l’ancien mâle dominant à qui on demande plus de sensibilité. Aujourd’hui j’ai le sentiment que ces mêmes hommes aspirent à plus d’implication dans l’éducation de leur enfant, et qu’ils se retrouvent restreints lors des séparations. Étonné aussi par l’usure du couple dans le face à face de deux individus qui veulent tout sans vouloir rien lâcher de leurs libertés et de leurs carrières. J’ai confié la coécriture et la mise en scène à Virginie Bracq pour deux raisons essentielles: son talent et sa condition de femme. Je cherchais quelqu’un capable d’appréhender la forme particulière de narration qu’est un seul en scène d’une dizaine de personnages. Le faire avec une femme me garantissait de ne pas tomber dans un pamphlet pour les hommes par nous les hommes , et d’avoir un regard sans compassion sur ce passage brutal de célibataire à père. Car c’est par ce point de départ que nous voulons interroger la société, sans jamais oublier notre métier de saltimbanque: dénoncer en amusant.


Photographies de créations

 

 

DE L'IDÉE À LA RÉALISATION

 

 

 

 

NOTE D'INTENTIONS

 

Jérôme est devant la glace des toilettes de son bar favori. Un répit avant d’affronter la réalité. C’est le mal-aise-mal-être d’un homme pas préparé à la venue d’un enfant que nous allons vivre. A une époque où la place des femmes a considérablement avancé, la société s’empare aujourd’hui de questions  sur l’intégration de la maternité dans les plans de carrière, la gestion des enfants vis à vis du travail et du couple. Qu’en est-il des hommes ? Leur position a elle aussi changé, peut-être plus subrepticement. Sont-ils prêts à vivre ce nouveau rôle ? Leur laisse-t-on, à eux, le choix ? C’est par le trou de serrure qu’est l’histoire de Jérôme Vicaire que nous voulons aborder ce sujet, qui nous touche tous deux de près. Le défi que nous nous sommes lancés est de taille : inventer un spectacle sans support textuel, dans un espace vide. Admirateurs du travail de Philippe Caubère,et sans avoir la prétention de l’imiter, nous avons choisi de travailler dans un espace dénudé. Cette façon de jouer permet de faire des va-et-vient entre l’état intérieur du personnage et ses interactions extérieures, de passer de scène "réalistes" à des délires où s'entrechoquent la folie, les symboles et fantasmes. Les allées et venues sont aussi temporelles, le récit nesera pas linéaire mais plutôt un découpage cinématographique: présent, flash-back, délire, une seconde de folie ou une semaine de fièvre, le spectateur n’aura plus de repères spatiotemporels, emporté dans le cyclone des émotions de Jérôme, Jérôme dans l’œil du cyclone. C'est dans cet état de choc que le public se reconnaitra, rira et pleurera. Cédric incarnera tous les personnages car ce n’est pas parce ce que c’est un seul en scène qu’il n’y a qu’un seul personnage ! L’acteur sera tous les personnages, les ombres, les accessoires... mais aussi un corps qui danse. Amener Cédric dans un état de transe, un état où le personnage danse sa vie. C'est pour cela que nous avons envie d’explorer la danse avec un chorégraphe, Mika Fau, pour amener l'acteur à la frontière du danser et du jouer… En continuité avec notre travail basé sur la gestuelle, cette approche est un moyen de créer des ponts entre les arts et de donner une profondeur différente aux contours émotionnelsdu personnage. C'est exactement le propos de Mika: tout se danse, et sans forcément de code. Laisser le corps se développer au travers de l'émotion.Le costume sera de couleur claire, légèrement flottant pour accentuer l'irréalité et la fluidité de l'univers. Nous hésitons pour l'instant entre deux options scénographique: soit l’espace serait occupé par trois chaises symboliques des trois âges de l’homme. Au sol un tapis composé de trois cercles imbriqués et de tailles croissantes, inspirées des tankas tibétains où les cycles de vie sont exprimés,qui était la première option de travail. Soit l'espace ne sera occupé que par une seule chaise qui servira à structurer nos espaces. L’acteur, par sa gestuelle et sa créativité invente tout, l’espace, les accessoires apparaissent comme par magie. Y a-t-il besoin de plus ? La lumière aura une grande part dans notre travail car c’est elle qui marquera les changements spatio-temporels, ellipses, flashback et moments oniriques. Nous aurons donc besoin d'un créateur lumière précis et imaginatif, capable de capter l'attention du spectateur sur un geste ou un espace créé par l'acteur, et la seconde d'après  laisser la lumière se disperser pour générer une ambiance. La musique, s'il y en a, ne sera pas présente durant tout le spectacle mais à des moments choisis, pour soutenir la narration.

Plus qu'un spectacle... Pour nous, au delà de l'implication politique du débat de société de la place d'un homme dans la paternité et de la question de savoir si faire un enfant aujourd'hui est primordial, la richesse de ce spectacle c'est avant tout le choix d’écrire à deux et de mélanger nos points de vue, féminin et masculin, sur la question. C'est aussi l'exploration de l'écriture dans un espace vide et la richesse de jouer dans cet espace dans un seul en scène de 23 personnages qui interagissent dans une quinzaine de lieu. Mais c'est aussi le mélange des arts qui nous ravit avec un vrai questionnement sur le jouer / danser. Le tout devant s'adresser à un large public pour émouvoir, interroger en divertissant.


L'ÉQUIPE

 

VIRGINIE BRACQ

 

Virginie Bracq a été formée a l’ERAC, puis elle poursuit sa formation en explorant le théâtre d’improvisation avec la Cie de théâtre de rue ACIDU avec laquelle elle travaille (La chorale de saint Fulbert opus 1 et 3). Elle visite également le répertoire classique, notamment dans L’Avare, projet sino-français joué en Chine en 2005; et le théâtre contemporain avec Juste la fin du monde de Jean-Luc Lagarce, Cie Paname pilotis. En parallèle elle continue sa formation de chant et joue dans différents spectacles musicaux (Épouse-moiLes Indifferents, au théâtre de l’oeuvre, de Camille Turlot et Eric Szerman et leRocky Horror ShowVestiaires de fillesRoméo hait Juliette Cie Figaro and co. Récemment elle joue dans 50 et des nuances, mise en scène par Ned Grujic au théâtre le Palace. Aujourd’hui c’est sa première incursion dans la mise en scène avec ce projet au côté de Cédric Ingard.

 

 

CÉDRIC INGARD

 

Cédric a été formé à l’école studio d’Asnières avec J-L Martin Barbaz. Il poursuit son éducation artistique auprès de Jacques Lecoq. Son parcours lui permet de visiter le répertoire classique et contemporain (Cie In Cauda, Théâtre de l’homme Inconnu), en passant aussi par le spectacle de rue (Cie Oposito, Cie Acidu) et le spectacle jeune public (Cie Abricadabra, Cie Sursalt). Il travaille actuellement sur la comédie musicale 1789, les amants de la Bastille (NTCA Production). Il crée la Compagnie Sursalt en 2012. Jérôme Vicaire sera la seconde création de la compagnie, en collaboration avec Virginie Bracq.

Cédric a été formé à l’école studio d’Asnières avec J-L Martin Barbaz. Il poursuit son éducation artistique auprès de Jacques Lecoq. Son parcours lui permet de visiter le répertoire classique et contemporain (Cie In Cauda, Théâtre de l’homme Inconnu), en passant aussi par le spectacle de rue (Cie Oposito, Cie Acidu) et le spectacle jeune public (Cie Abricadabra, Cie Sursalt). Il travaille actuellement sur la comédie musicale 1789, les amants de la Bastille (NTCA Production). Il crée la Compagnie Sursalt en 2012. Jérôme Vicaire sera la seconde création de la compagnie, en collaboration avec Virginie Bracq.

 

Mia

 

Comédienne, musicienne et auteure-compositrice, Mia chante et joue guitare et piano. Après avoir étudié le chant jazz ainsi que le chant classique au conservatoire à Paris, elle donne des concerts de ses chansons rock à La Cigale, La Boule Noire, Trabendo, Cabaret Sauvage, et en tournée... Elle joue et chante dans quelques spectacles musicaux dont un opéra de Philip Glass à l'opéra de Nantes sous la direction de Joël Jouanneau. Elle compose pour la scène, en 2013, la musique du spectacle "Entre Deux" cirque chorégraphié et en 2016, la musique de "Jérôme Vicaire" seul en scène de Cédric Ingard. Son groupe de rock "Fille Sans Flingue" sera en première partie de la chanteuse Anaïs en juin 2017.

Comédienne, musicienne et auteure-compositrice, Mia chante et joue guitare et piano. Après avoir étudié le chant jazz ainsi que le chant classique au conservatoire à Paris, elle donne des concerts de ses chansons rock à La Cigale, La Boule Noire, Trabendo, Cabaret Sauvage, et en tournée... Elle joue et chante dans quelques spectacles musicaux dont un opéra de Philip Glass à l'opéra de Nantes sous la direction de Joël Jouanneau. Elle compose pour la scène, en 2013, la musique du spectacle "Entre Deux" cirque chorégraphié et en 2016, la musique de "Jérôme Vicaire" seul en scène de Cédric Ingard. Son groupe de rock "Fille Sans Flingue" sera en première partie de la chanteuse Anaïs en juin 2017.

 

 

 

Mise en scène Virginie Bracq

Écriture Virginie Bracq et Cédric Ingard

Interprète Cédric Ingard

Lumière Jean Grison

Musique Mia Delmaé

Illustrations  Hélène Blanc

Conception du logo  Céline Andreassen

Photo  ANTINOMIA

Maquette  Benoît Chérel

Communication et Presse

Julie d’Herbès 06 62 36 20 46

Julia Tsirulnikov 06 64 74 08 96 

 

L'avis du public

 

http://www.billetreduc.com/189935/evtcrit.htm

https://www.theatreonline.com/Spectacle/Jerome-Vicaire-Papa-/59109

 

LMP / © 2017 Grando